
Mise à jour du 2 novembre 2012
pour la journée de la vitamine D, il me semblait nécessaire de partager cet article du site la nutrition.fr
bonne lectureÂ
Mise à jour du 3 août 2012
L’Europe vient ENFIN de relever le taux maximum recommandé de Vitamine D par jour à 4000 UI et annonce que le réel seuil maxi serait à 10 000 UI (ma dose de septembre à avril)
 Pour rappel, mon complément alimentaire actuel pour la vitamine D, et mon prochain pour correspondre plus avec mes convictions végétariennes
Mise à jour du 13 juillet 2012
Encore deux articles particulièrement intéressant sur cette vitamine
Extrait
Le Pr Heaney appuie la supplémentation en vitamine D3 à des doses situées entre 1500 et 2000 UI par jour. Une dose parfaitement sécuritaire d’après les chercheurs, même si elle est largement plus élevée que les apports journaliers recommandés (A.J.R) Français.
 Extrait
Les études d’intervention utilisant de la vitamine D tardent encore à arriver mais les preuves s’accumulent de jour en jour pour soutenir l’alerte des chercheurs relayée par LaNutrition.fr il y a déjà 5 ans pour sensibiliser le public et les autorités de santé au déficit chronique en vitamine D et à ses conséquences (à lire ici). Les résultats de cette étude sur la tuberculose sont très intéressants, d’autant plus que les doses utilisées sont encore faibles comparativement aux besoins réels de l’organisme (un taux minimal de 30 ng/mL à 50 ng/mL est probablement nécessaire pour une bonne santé).
Mise à jour du 25/04/2012
Suite à la publication de cette news d’aujourd’hui, je vous invite à bien regarder le conseil qui clos l’article
L’occasion de rappeler que les recommandations de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments sont de 200 à 400 UI de vitamine D par jour pour les personnes adultes
Vous voyez bien que cette agence n’est pas digne de confiance, avec 5000 UI soit plus de 10 fois plus par jour je n’étais pas dans les valeurs recommandés par mon laboratoire.
Commencer par 5000 UI par jour est une bonne base, il vous suffira de faire un nouveau bilan sanguin en novembre/décembre pour voir si en pleine période moins ensoleillé les 5 000 UI vous suffisent.
Si vous vous exposez beaucoup au soleil en été, vous pourrez, comme je vais le faire (passage de 10 000 UI à 5 000 UI), réduire votre consommation journalière.
Cela fait un moment que je veux écrire cet article, mais l’importance étant CAPITALE pour la santé publique, je voulais être bien sûr que chacun fasse le nécessaire.
J’ai encore pris connaissance d’un cas avéré (le troisième dans mes connaissances) de carence en Vitamine D qui a eu des conséquences sur la santé.
Cette vitamine que l’on pense synthétiser grâce aux expositions au soleil, sert à fixer le calcium sur les os, réduirait les risques de nombreux cancers, limiterait le développement de la sclérose en plaque, protégerait des infections hivernales… Rappelez vous dans votre enfance où l’on vous faisait consommer de l’huile de foie de morue, pourquoi cela aurait il changé ?
Cette vitamine est filtrée par la pollution atmosphérique, on sort de moins en moins en journée et la plupart des personnes que je connais qui sont en carence sont évidemment des habitants du sud, voir de Marseille, donc je vous laisse imaginer pour ceux habitant plus au nord (qui se trouvent à partir d’OrangeÂ
), et je ne parle pas de petites carences, je parle de déficience (voir ci-dessous).
Alors si vous voulez savoir où vous en êtes, faîtes une prise de sang en demandant un dosage de cette vitamine D, pour information voici mon évolution
Valeurs de référence du laboratoire en septembre 2010: 50 à 150 nmol/L (20 à 60 ng/mL)
- Septembre 2010: Donc à la fin de l’été (sans complémentation): 49 nmol/L = 20 ng/mLÂ
- Juillet 2011 (avec complémentation de 5000 UI): 171 nmol/L = 68 ng/mL
- Novembre 2011 (toujours avec 5000-6000 UI): 96 nmol/L = 38 ng/mL passage à 10 500 UI
Changement de valeurs de référence pour le laboratoire en mars 2012: de 30 à 100 ng/mL.Â
Les Laboratoires se mettent à jour mais vos médecins vous informent ils ? Si je n’avais pas pris l’initiative, qui l’aurait fait ?
De 10 Ã 30 ng/mL, c’est une insuffisance
inférieur à 10 ng/mL vous êtes en Déficience
 - Mars 2012 (avec 10 500 UI par jour): 85ng/mL (212,5 nmol/L) Me voilà enfin dans des valeurs préventives pour ma santé, 1 an et demi après
 Personnellement je me complémente avec ce complément, qui est plus pratique, plus économique, apporte suffisamment de vitamine D et provient du premier site Américain de compléments alimentaires. Certains vont me dire qu’il faut se méfier des produits étrangers, oui c’est pour cela que l’on (avec des amis se souciant de leur santé) a choisi ce site de référence. Ceci dit si vous êtes vraiment réticent, demandez du ZymaD en pharmacie.
Je suggérerais à tous, dans un premier temps de se supplémenter à hauteur de 5 000 UI PAR JOUR (qu’il est possible de prendre par ampoule de 100 000 UI)
Ci dessous vous trouverez tout ce qu’il est nécessaire de savoir sur cette vitamine, rédigé par un ami passionné de nutrition et qui fût le premier à nous sensibiliser, en 2010,  sur l’importance CAPITALE de cette vitamine.
Qu’est ce que la vitamine D, et comment la fabrique-t-on ?
La vitamine D est une hormone produite par notre corps suite à une exposition au soleil. Les UVB émis par ce dernier vont permettre de convertir un précurseur de la vitamine D3, le 7-dehydrocholesterol, contenu dans notre épiderme, en vitamine D3 (cholecalciferol). Cette vitamine D3 sera ensuite métabolisée dans le foie en 25-OHD (calcifediol). A partir de là , deux chemins sont possibles :
- Si vous êtes en déficit ou en manque de vitamine D, le calcifediol va être transporté dans les reins, où il sera métabolisé en calcitriol (la forme active de la vitamine D, vitale, qui sert à la régulation du métabolisme du calcium)
- Ou alors, si vos reins reçoivent déjà suffisamment de calcifediol, celui-ci sera transporté directement vers certaines cellules, qui vont produire via une action autocrine/paracrine leur propre calcitriol. C’est ce mécanisme qui est très important dans la prévention de nombreuses maladies et cancers (que nous verrons plus bas).
En résumé :
Pro-vitamine D3 => Vitamine D3 => calcifediol => calcitriol
La Vitamine D3 peut aussi être apportée par l’alimentation ou par une supplémentation. Des ces deux cas, la métabolisation est identique.
Quels sont les rôles de la vitamine D ?
La vitamine D joue un rôle absolument vital dans notre organisme, car elle sert à la régulation du métabolisme calcique. Elle permet à l’hormone parathyroidienne et à la calcitonine de faire leur travail (maintenir un taux de calcium sanguin constant), elle stimule l’absorption du calcium via l’intestin, elle augmente le nombre d’ostéoclastes (qui servent à maintenir la solidité osseuse), et elle régule la balance calcium/phosphore.
Mais elle possède également d’autres propriétés, qui sont de découverte récente :
- Un rôle anticancer majeur, et cela concerne pratiquement tous les cancers connus. Ce sera abordé en détail plus bas.
- Un rôle sur l’immunité innée. La vitamine D permet à notre organisme de produire des AMP (Antimicrobial peptides), qui sont des composants majeurs de notre immunité innée. Ces gardiens s’attaquent à tout (virus, bactéries, champignons, …) en détruisant leurs membranes ou en modifiant leur métabolisme. Ils sont notamment impliqués dans le combat contre la tuberculose ou la grippe.
- Un rôle stéroidien. En tant qu’hormone stéroidienne, la vitamine D agit sur la synthèse protéique ainsi que sur la production d’hormones (testostérone notamment, comme le montre cette étude : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1 … x/abstract )
- Elle réduit les risques de maladie cardio-vasculaire. Ce sera abordé également plus bas.
Vitamine D et cancer du côlon
C’est actuellement la seconde forme de cancer la plus répandue, et vos chances de développer un cancer du côlon au cours de votre vie sont actuellement de 1 sur 15. La première étude qui a montré un lien entre les taux de 25OHD et le nombre de cancers du côlon remontent à 1980, et nous la devons au frères Garland, alors médecins à l’Université John Hopkins. Ils ont montrés qu’il y avait un différence statistiquement significative entre les zones à fort ensoleillement et les zones à faible ensoleillement en ce qui concerne les taux de cancers du côlon.
En 1985, une étude d’une durée de 19 ans sur 2100 hommes que le taux de cancers du côlon était inversement corrélé à la dose de vitamine D et de calcium apporté par l’alimentation. Les hommes recevant plus de vitamine D (même à faible dose) avait deux fois moins de risque de développer un cancer que ceux ayant un apport faible.
En 1989, les frères Garland (encore eux) montrèrent que les taux de décès par cancer du côlon et du sein étaient supérieurs dans les villes polluées (la pollution bloquant les UVB, moins de vitamine D donc). Ils montrèrent également que les taux de mortalité par cancer du côlon étaient 4 à 6 fois supérieurs dans les pays d’Amérique du Nord et d’Europe du Nord que dans les pays se situant proches de l’équateur.
La même année, les même frangins présentèrent une étude d’une durée de 8 ans (sur 25 620 personnes), montrant de manière directe le lien entre les taux de 25OHD et le nombre de cancer du côlon : les personnes avec un taux supérieur à 33 ng/mL de 25OHD avait 80% (quatre-vingt!) de réduction du risque de cancer colorectal !
Ces résultats furent confirmés en 1992 par les chercheurs de l’Université de Washington : les Américains vivants dans les Etats ensoleillés ont 80% de risque en moins de développer un cancer du côlon que ceux habitants dans les Etats à faible ensoleillement.
En 1996, les chercheurs de Harvard démontrèrent que la vitamine D obtenue par la diète ou par une supplémentation réduisait également le risque de cancer colorectal. La réduction était proportionnelle à la dose (réduction plus grande pour les utilisateurs de suppléments que pour la diète seule)
Toujours en 1996, et toujours selon les chercheurs de Harvard, le risque de développer un cancer du côlon chez les femmes est réduit de 50% pour celles présentant les plus hauts taux de vitamine D (étude faite sur 89 000 infirmières.
En 1997, des chercheurs Finlandais confirmèrent les travaux des frères Garland, concernant le lien entre les taux de 25OHD et le nombre de cancers du côlon.
En 1997, et pour la première fois, une étude de l’Université de Vienne suggéra que la vitamine D pouvait prévenir, mais aussi traiter un cancer du côlon. Des essais in vivo ont montrés des effets anticancéreux du calcitriol sur des lignées de cellules colorectales malignes.
En 1998, des chercheurs Israéliens montrèrent que les patients atteints d’un cancer du côlon avec les taux de calcitriol les plus élevés avaient moins de risque de voir le cancer évoluer vers une forme métastatique plus agressive. Ils suggérèrent que des hauts taux de calcitriol empêchaient le cancer de progresser.
En 2001, les chercheurs de l’Université de Boston montrèrent que les cellules cancéreuses peuvent transformer le caldiol sanguin en calcitriol (reférence à l’action paracrine/autocrine), et émirent l’hypothèse qu’un manque de vitamine D pouvait accélérer la développement du cancer.
Ces recherches furent confirmées en 2001 par une équipe de l’Université de Vienne.
En 2002, une étude de l’Hopital Saint-Luke de New-York testa plusieurs traitements : un groupe avec du calcium, un groupe avec calcium et vitamine D (une faible dose de 800UI) et un groupe avec du calcitriol. Il n’y eu pas de différence d’évolution entre les 3 groupes, cependant les chercheurs notèrent que chez les patients ayants les taux de 25OHD les plus élevés, les lésions pré-cancéreuses étaient les moins nombreuses.
En 2003, une étude en double-aveugle démontra les effets bénéfiques de la vitamine D en association à du calcium dans la prévention de l’apparition de polypes rectales, connues pour mener à un cancer du côlon.
Où en est la population avec la vitamine D ?
Les mesures les plus fiables que nous avons sur un grand nombre de personnes nous viennent des études NHANES, les études de santé publique américaines menées depuis 1971.
Pour la période 2003-2006 (19 000 participants), les résultats sont les suivants :
95% de la population possède des taux sériques inférieurs à 38 ng/mL. Retenez bien ce chiffre.
La moyenne observée est de 23 ng/mL.
Plusieurs études ont analysées, avec ces données, les taux de vitamine D de la population. Voici les conclusions :
Conclusions National data demonstrate a marked decrease in serum 25(OH)D levels from the 1988-1994 to the 2001-2004 NHANES data collections. Racial/ethnic differences have persisted and may have important implications for known health disparities. Current recommendations for vitamin D supplementation are inadequate to address the growing epidemic of vitamin D insufficiency.
Conclusions: Overall, mean serum 25(OH)D was lower in 2000–2004 than 1988–1994. Assay changes unrelated to changes in vitamin D status accounted for much of the difference in most population groups. In an adult subgroup, combined changes in BMI, milk intake, and sun protection appeared to contribute to a real decline in vitamin D status.
En ce qui concerne les enfants entre 1 et 11 ans aux USA :
On the basis of a nationally representative sample of US children aged 1 to 11 years, millions of children may have suboptimal levels of 25(OH)D, especially non-Hispanic black and Hispanic children. More data in children are needed not only to understand better the health implications of specific serum levels of 25(OH)D but also to determine the appropriate vitamin D supplement requirements for children.
Et pour finir, une méta-analyse qui concerne le monde entier :
Results
The definition of vitamin D insufficiency and deficiency, as well as assay methodology for 25-hydroxyvitamin D or 25(OH)D, vary between studies. However, serum 25(OH)D levels below 75 nmol/L are prevalent in every region studied whilst levels below 25 nmol/L are most common in regions such as South Asia and the Middle East. Older age, female sex, higher latitude, winter season, darker skin pigmentation, less sunlight exposure, dietary habits, and absence of vitamin D fortification are the main factors that are significantly associated with lower 25(OH)D levels.
Conclusion
Reports from across the world indicate that hypovitaminosis D is widespread and is re-emerging as a major health problem globally.
Les résultats sont très clairs : même selon les standards actuels, 90% de la population est déficitaire en vitamine D. Donc ces même 90% sont bien loin des concentrations physiologiques bénéfiques en ce qui concerne cancer, diabète et maladies chroniques.
De combien de vitamine D ai-je besoin ?
Souvenez vous, au début de cet article, je vous disais que le calcifédiol avait deux destinées : aller se faire métaboliser dans les reins en calcitriol, ou bien se propager dans le sang afin d’aller se « fixer » sur les tissus possédants un récepteur à la vitamine D.
Lorsque notre taux de calcifédiol est bas, les rein seront toujours prioritaires. Ce qui veut dire qu’en cas d’insuffisance ou de carence, votre organisme va tout faire pour maintenir les fonctions vitales (en l’occurrence le métabolisme calcique), quitte à priver les tissus non prioritaires de calcifédiol.
A l’inverse, lorsque les reins reçoivent assez de calcifédiol, lorsqu’il y a du surplus, ce dernier va aller se fixer un peu partout (muscles, os, système immunitaire, cerveau). Il est donc très important de ne pas passer en dessous d’une certaine concentration sérique de calcifédiol, taux à partir duquel nos tissu vont commencer à emmagasiner la vitamine D. Ce taux est de 40 ng/mL. Ce qui veut dire que pour 99% des gens, un taux de 50 ng/mL (voire supérieur si possible) est recommandé afin d’avoir toujours une « marge » de réserve. L’objectif de la supplémentation est donc de vous amener dans la tranche 50-80 ng/mL (certains individus souffrant de maladie auto-immune peuvent essayer de monter aux alentours de 90-95 comme le préconisent certains spécialistes de la vitamine D), qui est un taux sans danger sur le long terme.
Concrètement, cela représente combien d’UI de vitamine D ? Il faut compter environ 1000 UI par tranche de 15kg de poids de corps (4600 UI pour un homme de 70kg). Cependant ce « calcul » est un simple modèle générique qui ne tient pas compte des sensibilités personnelles. C’est donc un bon point de départ, mais il est vivement recommandé d’effectuer une prise de sang après 2-3 mois de supplémentation pour voir si la dose calculée nous convient. Cette prise de sang peut-être prescrite par un généraliste, ou se faire directement au labo pour une bouchée de pain (19€). A vous d’ajustez ensuite. 5000UI semble être un bon point de départ pour les hommes entre 60 et 80kg. Le même calcul s’applique aux femmes et aux enfants, tout comme la recommandation d’une prise de sang.
Il est également préférable de prendre la vitamine D au cours d’un repas contenant des lipides. En effet, étant une vitamine liposoluble, elle a besoin de graisses pour être transportée et utilisée. De plus, certaines études montrent une élévation plus rapide et plus durable des taux de 25OHD lorsque celle-ci est prise durant un repas plutôt qu’à jeun.
Dernier point important : la vitamine D a besoin de co-facteurs pour être active. Le deux plus importants sont le zinc (qui forme le site de réception de la vitamine D sur les cellules) et le magnésium. Si vous faites une prise de sang, pensez à demander à votre généraliste un dosage pour ceux deux composés, on ne sait jamais (certains cas de déficience en vitamine D n’ont pu être traités qu’avec une adjonction de magnésium). Si après le début de votre supplémentation vous êtes sujet à des crampes musculaires, il y a fort à parier que vous manquez de magnésium.
MERCI à Harvester pour la mise à disposition de cette explication complète
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